Il fallait s’y attendre. Giannis Antetokounmpo, tout juste transféré aux Miami Heat cet été dans l’un des échanges les plus retentissants de l’intersaison NBA, ne portera pas le maillot de la Grèce lors de la fenêtre FIBA d’août. Le Heat a refusé de le libérer pour les qualifications à la Coupe du Monde 2027 face à l’Ukraine (28 août) et à l’Espagne (31 août), deux matchs absolument décisifs pour la sélection hellène.
La raison invoquée : la prudence avant tout
Selon la journaliste Vasiliki Karamouza de Sport24.gr, la décision est venue directement de Miami, invoquant des « problèmes liés aux blessures et à la charge de travail ». Le double MVP n’a plus disputé la moindre minute de compétition depuis le 15 mars, une absence qui atteindra bientôt six mois au moment de la reprise des camps d’entraînement NBA. La cause : une hyperextension du genou gauche et une contusion osseuse contractées en fin de saison à Milwaukee, qui l’avaient tenu éloigné des parquets pour les onze derniers matchs avec les Bucks. Sur l’ensemble de sa dernière campagne, limitée à 36 matchs, Giannis tournait tout de même à 27,6 points, 9,8 rebonds et 5,4 passes décisives de moyenne.
Un coup dur pour les ambitions grecques
Pour la sélection nationale, la nouvelle tombe au pire moment. La Grèce, dirigée par Vassilis Spanoulis, pointe actuellement à la cinquième place du Groupe I des qualifications avec un bilan de 3 victoires et 3 défaites, à égalité de points avec le Portugal et la Géorgie. L’Espagne domine la poule avec 11 points, devant l’Ukraine et le Monténégro à 10. Sans son meilleur joueur pour ces deux rencontres charnières, la marge de manœuvre grecque se réduit considérablement.
Le dilemme d’une ère nouvelle
Ce refus illustre parfaitement la tension classique entre franchises NBA et fédérations nationales. Pour Miami, un Giannis en pleine santé en octobre vaut infiniment plus qu’un Giannis héroïque à Athènes en août. Pour les supporters grecs, cette décision ressemble à une franchise américaine qui protège son investissement au détriment de l’équipe nationale. Les deux lectures se valent et le Heat a clairement fait savoir laquelle prévaut désormais.




